Au Luxembourg, les aides de l’État pour les installations photovoltaïques font beaucoup parler… et beaucoup douter. On entend encore souvent parler de “50 % d’aides”, de “1 500 € par kWc”, ou de règles différentes selon qu’on soit particulier ou entreprise. En réalité, depuis 2026, le système existe toujours, mais il a changé de logique. Et c’est surtout cette transition qui crée aujourd’hui de la confusion.
Pendant plusieurs années, le Luxembourg a proposé l’un des régimes les plus généreux d’Europe. Dans de nombreux cas, l’aide pouvait couvrir près de la moitié du coût de l’installation, ce qui rendait le photovoltaïque immédiatement rentable, même sans autoconsommer beaucoup. Ce régime exceptionnel a progressivement pris fin. À partir de 2026, l’État a fait le choix d’un système plus stable, plus prévisible, mais aussi plus encadré. Les aides n’ont pas disparu, elles sont simplement calculées autrement.
Aujourd’hui, que l’on soit un particulier, une société ou même une entreprise industrielle, l’aide photovoltaïque passe par le Klimabonus et repose sur une formule officielle. Cette formule tient compte de la puissance installée et applique une dégressivité à mesure que l’installation grandit. Concrètement, plus on installe de panneaux, plus l’aide par kWc diminue. C’est volontaire. L’objectif n’est plus de subventionner des installations toujours plus grandes, mais d’encourager des projets bien dimensionnés par rapport à la consommation réelle.
Dans la pratique, cela signifie qu’une installation autour de 10 à 15 kWc permet d’atteindre le maximum de l’aide, qui se situe aujourd’hui aux alentours de 10 000 euros. Installer davantage de panneaux reste évidemment possible, mais cela ne donne pas droit à une prime plus élevée. C’est souvent là que naît l’incompréhension : certains pensent qu’il est “interdit” d’installer plus de 15 kWc, alors que ce n’est pas le cas. Il n’y a pas de limite technique imposée par l’aide, seulement un plafond financier.
Ce raisonnement s’applique également aux entreprises, y compris aux activités industrielles. Oui, une entreprise peut bénéficier du Klimabonus photovoltaïque. Mais non, une installation de 100 kWc ne recevra pas dix fois plus d’aide qu’une installation résidentielle. Là aussi, le plafond tourne autour de 10 000 euros. À partir de ce niveau, la rentabilité du projet repose principalement sur l’autoconsommation et sur la stratégie énergétique de l’entreprise, pas sur la subvention.
C’est précisément dans ce nouveau contexte que les batteries prennent tout leur sens. Lorsque le prix de rachat de l’électricité injectée est faible — ce qui est souvent le cas, car tout le monde produit en même temps — stocker son énergie pour la consommer plus tard devient bien plus intéressant que de la revendre. Une batterie correctement dimensionnée permet d’augmenter fortement le taux d’autoconsommation, de réduire la dépendance au réseau et de donner une vraie valeur à chaque kilowattheure produit. Mais là encore, le mot-clé est équilibre. Une batterie trop petite ne sert à rien, une batterie trop grande ne sera jamais rentabilisée.
Ce que l’État encourage aujourd’hui, ce n’est donc plus le “maximum de panneaux”, mais le bon projet au bon endroit, avec la bonne taille et le bon usage. C’est aussi pour cela que le préfinancement existe encore dans certains cas, mais sous conditions précises. Il ne s’agit plus d’un automatisme, mais d’un outil ciblé. https://guichet.public.lu/fr/citoyens/outils/simulateur-photovoltaique.html
En résumé, le photovoltaïque au Luxembourg reste une excellente solution, à condition d’être bien compris. Les aides sont toujours là, mais elles ne font plus le projet à elles seules. Ce sont la consommation, l’autoconsommation et, de plus en plus, le stockage qui font la différence. C’est exactement sur ces points que nous accompagnons nos clients : expliquer, chiffrer, dimensionner correctement, et surtout éviter les déceptions après l’installation.
Si vous avez un projet photovoltaïque ou si vous cherchez à comprendre si une batterie a du sens dans votre situation, la meilleure approche reste simple : partir de votre réalité, pas d’une promesse générique. C’est comme cela que le solaire devient réellement rentable et durable.